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20 août 2005

Les points d'ancrage

Inès est assistante sociale dans un centre d’accueil spécialisé dans l’aide aux victimes (enfants battus, viols, agressions). Tant auprès de ses collègues que des personnes qu’elle suit, elle est appréciée pour sa capacité à obtenir des résultats : elle débrouille aussi bien des projets d’envergure que les tracas quotidiens. Son handicap  : elle s’impatiente dès que les choses n’avancent pas. Et c'est une rapide ! Elle est capable de provoquer ses collègues et d’être cassante avec certaines victimes. Son énervement atteint un point culminant quand elle se rend compte, au cours de réunions de service, que ce qui a été prévu n’a pas été fait : « Comment font-ils pour ne jamais tenir leurs engagements ?» Elle ne peut s’empêcher de lancer des remarques bien senties à ceux qui l’énervent. Ces traits de caractère ne sont pas appréciés par son environnement et bloquent nombre de ses projets.

Progressivement, Inès apprend à sentir quand la colère est lui monte au nez. Elle apprend à faire appel à l’émotion positive qui lui manque pour chasser cette agressivité naissante. Elle y parvient en revivant une situation dans laquelle elle a ressenti un grand bien-être.

Cette expérience a eu lieu un soir d’été, au cours d’un séjour au Sénégal, dans un petit village de pêcheurs. C'était le coucher du soleil, les bateaux rejoignaient la côte, la chaleur était un peu tombée et les villageois accueillaient les pêcheurs avec des cris et des rires. Les enfants couraient sur la plage, accompagnés de chiens qui sautaient autour d’eux. Inès a ressenti une grande sérénité.

Au cours d’un entretien de coaching, nous l’avons aidée à revivre les sensations physiques de ce moment de plénitude. Elle a revu la lumière du soleil couchant; elle a senti les odeurs et entendu les bruits du village.

En se remémorant ces sensations, elle a pu faire remonter les émotions éprouvées à l’époque : la douceur du moment, la joie communicative des enfants. Elle ne désirait rien d’autre, il lui semblait que son bonheur était total.

Quand son émotion a atteint son point culminant, elle a fermé sa main gauche, en mettant le pouce à l’intérieur de sa main, l’ongle touchant l’annulaire (geste qu’elle avait choisi avant de se remémorer son souvenir), de façon à associer ce geste au souvenir de ce moment et à l’émotion qu’elle était en train de ressentir.

Grâce à ce geste et à cette association, elle peut revivre ce moment et cette émotion positive aussi souvent qu’elle le souhaite. Au cours d’une réunion ou d’un entretien, si elle sent l’agacement l’envahir, elle met en route la machine à bien-être. Elle se dit « bonheur », ferme sa main gauche, pouce à l’intérieur, et évoque le souvenir de ce moment. L’émotion positive revient et, très rapidement, Inès se sent mieux. Sa respiration s’apaise. Elle retrouve son calme. Elle peut à nouveau affronter la réunion sans être cassante et en gardant son efficacité.

Vous aussi bâtissez votre propre point d'ancrage grâce à la technique en dix étapes décrite dans le livre.

A retrouver dans le livre au chapitre 2.
Voir également dans ce blog :
- Apprivoisons nos énergies ,
- Reconnaissons notre état ,
- Faisons preuve d'empathie avec nous-mêmes : le crocodile en lutte
- Faisons preuve d'empathie avec nous-mêmes : le crocodile en fuite
- Faisons preuve d'empathie avec nous-mêmes : le crocodile en repli
- Mettons-nous dans la peau de notre totem .

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